La Loi du Retour (en hébreu : חוק השבות, Hok HaShvut) est une loi fondamentale en Israël, adoptée en 1950. Elle est un élément clé de la politique d’immigration israélienne. Voici les principaux aspects de cette loi :
- Principe de base : La loi accorde à tous les Juifs du monde le droit d’immigrer en Israël et d’obtenir automatiquement la citoyenneté israélienne.
- Définition élargie : En 1970, la loi a été amendée pour inclure non seulement les Juifs, mais aussi :
- Les enfants et petits-enfants de Juifs
- Les conjoints de Juifs
- Les conjoints d’enfants et de petits-enfants de Juifs
- Définition du « Juif » : Selon la loi, un Juif est défini comme une personne née d’une mère juive ou convertie au judaïsme, et qui n’appartient pas à une autre religion.
- Procédure : Les personnes éligibles peuvent faire une « Aliyah » (immigration en Israël) et recevoir un visa d’immigrant, puis la citoyenneté israélienne à leur arrivée.
- Exceptions : La loi permet au gouvernement de refuser l’entrée à certaines personnes, notamment celles considérées comme un danger pour la sécurité publique ou la santé publique.
- Controverse : Cette loi est parfois controversée, tant en Israël qu’à l’international, pour son traitement différencié basé sur l’appartenance religieuse ou l’ascendance.
La Loi du Retour est considérée comme une expression centrale de l’identité d’Israël en tant qu’État juif, offrant un refuge potentiel aux Juifs du monde entier. Cependant, elle soulève également des questions sur l’égalité et la définition de l’identité juive.